Avalanche Cévennes, secteur Mont Lozère, Col de l'Aigle - 20/02/2010

Extrait de l'article du Midi Libre: RAPPEL : Une coulée de poudreuse a enseveli un Nîmois qui a survécu grâce à l'acharnement de deux Bességeois « Rien que d'en parler, j'en ai encore la chair de poule. » Dans son coquet chalet en bois de Bessèges, Franck Perrier ne cache pas qu'il n'a pas fermé l'oeil de la nuit. Car samedi, c'est une drôle d'aventure qui lui est arrivée. Avec son collègue Richard Maurin, les deux hommes faisaient une randonnée en raquettes sur le mont Lozère sous un magnifique soleil. Mais en début d'après-midi, le temps menace et les deux Bességeois préfèrent retourner au refuge du col de l'Aigle, près du Mas de la Barque. « À 300 m du refuge, on a entendu appeler "Michel, Michel". Mais bon, sans plus. C'est fréquent dans la montagne. Mais une fois au refuge, un couple nous a dit que la colline venait de glisser. On a tout de suite fait le lien », raconte Franck Perrier. Les deux hommes retournent sur leurs pas avec le couple et tombent sur un randonneur en état de choc. Son coéquipier, un randonneur d'une soixantaine d'années, vient d'être enseveli sous la neige. Les deux hommes appellent les secours et se mettent à chercher la victime. « La montagne avait glissé sur une centaine de mètres et on avait énormément de mal à grimper, ça glissait sans arrêt. Il fallait pratiquement faire des marches pour pouvoir progresser », se souvient Franck Perrier. Pendant une heure, les trois hommes vont fouiller le sol sans succès. « On était presque résigné quand on a entendu un cri étouffé sous la neige. En fait, il nous avait entendu gratter au-dessus de lui », explique le Bességeois. Les sauveteurs auront un second coup de chance en tombant sur le sac de la victime puis sur sa tête. Tandis que son coéquipier le soutient, collé contre son visage, pour lui insuffler un peu de chaleur, l'équipe réussira à dégager le corps en creusant en rond tout autour, jusqu'à le dégager complètement. « Il était à plat ventre, la tête en bas dans le sens de la pente. Heureusement, il était très chaudement équipé avec des vêtements spéciaux de montagne. C'est sans aucun doute ce qui lui a sauvé la vie. La capuche a bloqué la neige au-dessus de sa tête. S'il n'avait pas crié au moment où l'on passait, je crois qu'on ne l'aurait jamais localisé », poursuit Franck Perrier. Tant bien que mal, Michel Ventalon sera remonté jusqu'au refuge au moment même où l'hélicoptère de la sécurité civile arrivait. Pour une prise en charge immédiate par le docteur de l'équipe et une évacuation sur l'hôpital de Mende. La température du corps de la victime était descendue à 28°. Mais le miraculé du col de l'Aigle était sain et sauf." <br> Attention : localisation approximative

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